Noa, 20 ans, est étudiant à l’ESG Sport à Biarritz où il mène un double projet : poursuivre ses études tout en se préparant à une carrière de rugbyman professionnel. Passionné par ce sport depuis l’âge de 5 ans, il y consacre aujourd’hui la majeure partie de sa vie. À travers son parcours, il apprend à concilier les exigences du haut niveau avec la réussite académique. Entre terrain et salle de cours, il construit progressivement son avenir tout en gardant le plaisir du jeu au cœur de son engagement.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
En quelques mots, je m’appelle Noa, j’ai 20 ans et j’étudie à l’ESG Sport à Biarritz. Je poursuis un double projet : me préparer à une carrière de rugbyman professionnel tout en poursuivant mes études à l’ESG Sport. J’ai commencé le rugby à 5 ans. Il y a eu une année où j’ai voulu essayer le basket, donc j’ai fait un break, mais ça ne m’a pas vraiment plu, alors je suis vite retourné au rugby. Depuis, ça fait environ 15 ans que je pratique ce sport, donc quasiment toute ma vie.
Comment arrives-tu à concilier tes études à l’ESG Sport avec les exigences du rugby de haut niveau ?
En fait, l’ESG Sport à Biarritz venait tout juste d’ouvrir l’année où j’ai commencé, et j’ai eu la chance d’être en contact avec la directrice avant même l’ouverture. Franchement, ils ont fourni un effort énorme pour nous intégrer et nous mettre en confiance. Comme nous sommes parmi les premiers à suivre ce double projet, c’était aussi pour eux une expérience pour mieux gérer les futurs étudiants après nous.
Oui, il y a beaucoup d’exigence, autant sur le plan scolaire qu’au rugby. Ce n’est pas la même forme d’exigence, mais l’objectif reste le même. On apprend à s’y habituer, même si la fatigue se fait sentir parfois et qu’on n’a pas toujours envie d’aller en cours. Mais on sait que c’est important d’avoir quelque chose à côté du sport, parce que le rugby est un sport à risque et on ne sait jamais ce qui peut arriver. C’est cette réalité qui motive, je pense, tous les sportifs de haut niveau à rester engagés et à donner le meilleur dans tous les aspects de leur vie.
En quoi ta formation à l’ESG Sport t’aide-t-elle concrètement dans ta carrière sportive ?
Du coup, je fais la formation à l’ESG Sport et elle m’apporte déjà beaucoup, notamment à travers les projets de groupe. Ce que j’apprends à l’école complète vraiment ce que je vis au rugby : la cohésion d’équipe, le travail collectif… et réciproquement, le rugby me renforce dans ma manière de travailler en groupe et de communiquer à l’école. Avant, j’étais en BTS, donc je n’avais pas du tout cette vision d’une école. Ici, c’est beaucoup plus original : on travaille sur des projets concrets, souvent sur le long terme et en groupe. C’est vraiment pratique et enrichissant, parce que ce que j’apprends d’un côté sert à l’autre et vice versa. C’est ça qui rend cette formation vraiment intéressante.
Quelles sont les principales qualités mentales et physiques nécessaires pour performer au plus haut niveau en rugby ?
Le niveau physique dépend beaucoup du poste que tu occupes et des qualités que tu as naturellement. Certains athlètes sont déjà très dotés physiquement et ont donc moins besoin de travailler certains aspects. Mais dès qu’on atteint un certain niveau, on est pris en charge très tôt : à 15-16 ans, je suivais déjà un programme personnalisé selon mes besoins, encadré par les coachs et les préparateurs physiques. Là-dessus, on se fait totalement confiance et on ne se pose pas de questions. Cependant, le mental devient de plus en plus central dans le sport, et les clubs prennent ça très au sérieux aujourd’hui.
Avant, parler de coup de mou ou de moment difficile était plus tabou, surtout dans un sport réputé comme le rugby pour sa dureté. Mais c’est normal de traverser des moments compliqués, c’est humain. Pour moi, la base reste de garder le plaisir de jouer. Le rugby est très exigeant : entraînements constants, compétitions, tout le temps sous pression. Si on perd ce plaisir de jouer avec ses coéquipiers, ça devient problématique. Ensuite, comme dans tous les métiers, il faut développer la résilience, la concentration et la capacité à gérer la pression. C’est exactement la même logique qu’ailleurs : le mental compte autant que le physique.
Peux-tu nous parler d’un moment marquant de ta carrière, positif ou négatif, et de ce qu’il t’a appris ?
Je peux te donner deux exemples, un positif et un négatif. Du côté positif, je dirais la victoire au tournoi des Six Nations avec les moins de 20 ans. C’était avec pas mal de copains d’enfance, et surtout mon meilleur ami avec qui je jouais depuis l’âge de 5 ans. Les émotions étaient extraordinaires : tous les efforts de l’année, tous les coups de mou, tout ce travail, ça prenait tout son sens à ce moment-là. Partager cette victoire avec tes amis et ressentir ce plaisir collectif, c’est vraiment unique et précieux. Pour l’expérience négative, ça a été un autre tournoi des Six Nations. Une action de jeu est tombé en ma défaveur, et ça a rapidement circulé sur les réseaux sociaux. J’ai eu un gros coup de mou, je voulais presque arrêter le rugby, mais il y avait un match décisif juste après pour être champion. C’était mentalement très dur : on se remet tout en question, la pression médiatique est intense, et on ne sait pas toujours comment gérer ça. Les plus grands du 15 de France m’ont conseillé de lâcher le téléphone et de ne pas se laisser submerger par les médias. De ces expériences, j’ai tiré beaucoup d’enseignement : il faut savoir profiter pleinement des moments positifs sans jamais les prendre pour acquis, parce que tout peut basculer très vite. Et surtout, rester concentré sur son plaisir et son engagement, malgré les hauts et les bas, est essentiel.
Comment gères-tu la pression avant un match important ? As-tu des rituels ou une préparation spécifique ?
Alors, comment je me prépare à un match ? Depuis deux ans, je travaille avec un préparateur mental, et on utilise beaucoup d’outils qui m’aident vraiment à me concentrer et à gérer la pression. Pour moi, c’est devenu indispensable. Peu importe le match, : même si c’est exigeant, je me rappelle toujours de prendre du plaisir sur le terrain, comme quand j’étais plus jeune. La clé, c’est de ne jamais changer sa routine, que ce soit pour un petit match amical devant 50 personnes ou pour un match devant 15 000 spectateurs. Je prépare chaque rencontre de la même manière, avec la même rigueur et la même énergie. Chacun a sa propre méthode, mais pour moi, cette constance et cette préparation mentale sont essentielles pour rester performant et profiter pleinement du jeu.
Quel est ton projet professionnel après ta carrière sportive ? Te vois-tu rester dans l’univers du sport ?
Honnêtement, je ne saurais pas encore te dire exactement ce que je ferai plus tard. Pour l’instant, l’ESG Sport me plaît beaucoup, surtout tout ce qui touche au management et à l’apprentissage en général. Même au niveau du CV, ça compte et ça m’apporte déjà des connaissances utiles. Mais je ne me vois pas forcément rester dans le sport à long terme. J’ai passé tellement de temps à m’y consacrer que je pense que je serais plutôt tenté de découvrir autre chose, même si je ne sais pas encore dans quel domaine exactement. En tout cas, je sais que je voudrais un travail avec beaucoup de relationnel, où je peux être en contact avec les gens. Je suis quelqu’un de sociable et j’ai besoin d’échanger directement avec les autres, donc ça restera un critère important dans mon choix de carrière.
Est-ce que l’ESG Sport t’aide à atteindre des ambitions professionnelles ?
Franchement, les études à l’ESG Sport m’aident aussi à réfléchir à mon avenir. Le sport me donne déjà une direction et ça me permet de mieux m’orienter. Par exemple, quand on a des intervenants qui viennent partager leur expérience professionnelle, c’est très enrichissant. Ils ont vécu le terrain, ils racontent la réalité de leur métier, avec les points positifs mais aussi les difficultés.
Et moi, j’aime bien cette transparence, parce que ça permet vraiment de comprendre à quoi ressemble le quotidien dans tel ou tel métier. Ce que j’apprécie le plus dans la formation, ce sont justement ces rencontres avec les intervenants. Ils apportent un regard concret sur la vie professionnelle et ça aide beaucoup à se projeter. Concernant l’organisation avec le sport, tout se fait en lien avec l’école et le club. Au club, il y a quelqu’un qui s’occupe spécialement de l’aménagement pour la partie scolaire. Et ce qui est bien, c’est qu’on est vraiment impliqués dans les décisions. On discute ensemble de l’emploi du temps, des moments pour rattraper les cours, parfois au club ou à l’école. On a régulièrement des réunions pour voir comment on vit cet équilibre entre études et sport. Du coup, on se sent vraiment partie prenante du projet, et c’est motivant de voir que tout le monde travaille ensemble pour que ça fonctionne.
Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui souhaite devenir sportif de haut niveau tout en poursuivant ses études ?
Je dirais surtout de ne pas lâcher les études. Quand on est à fond dans le rugby, on peut parfois se dire que c’est toute notre vie et qu’on n’a pas besoin du reste. Mais la réalité, c’est que tout peut aller très vite dans le sport : une blessure, une fin de contrat, et tout peut s’arrêter. C’est pour ça que le double projet est très important. Même si parfois on n’a pas envie d’aller en cours, c’est rassurant d’avoir quelque chose à côté. En grandissant, on se rend compte que c’est essentiel pour l’équilibre et pour l’avenir. Le plus important, c’est de trouver un bon équilibre : continuer à se donner à fond dans son rêve, mais aussi penser à l’après, tout en prenant du plaisir dans ce qu’on fait.