Peux-tu nous dire ton nom, ton âge et ton sport de prédilection ?
Je m’appelle Eliott Arendiga, j’ai 22 ans. Je pratique le rugby depuis l’âge de 7 ans et je suis aujourd’hui joueur au Biarritz Olympique.
Sportif Haut Niveau
Eliott Arandiga est un jeune joueur de rugby âgé de 22 ans, formé au sein du centre de formation de Colomiers. En parallèle de son parcours sportif, il a su adapter ses études grâce à des aménagements spécifiques pour les sportifs de haut niveau. Aujourd’hui joueur au Biarritz Olympique, il évolue entre le groupe professionnel et les espoirs tout en poursuivant un bachelor à l’ESG Sport à Biarritz.
Peux-tu nous dire ton nom, ton âge et ton sport de prédilection ?
Je m’appelle Eliott Arendiga, j’ai 22 ans. Je pratique le rugby depuis l’âge de 7 ans et je suis aujourd’hui joueur au Biarritz Olympique.
Peux-tu nous raconter ton parcours et comment tu as réussi à concilier études et rugby de haut niveau ?
Je viens de Coulommiers. Côté études, comme je suis entré en centre de formation à 18 ans, j’ai rapidement été inscrit sur la liste des sportifs de haut niveau, ce qui m’a permis d’avoir des aménagements. J’ai d’abord fait une première année en BUT GEA, mais ça ne s’est pas très bien passé, surtout parce que je n’avais pas assez de temps et que les aménagements n’étaient pas vraiment adaptés à mon rythme. Du coup, je me suis réorienté vers un BTS MCO avec l’école du Stade Toulousain, grâce à un partenariat entre Colomiers et le Stade Toulousain. Là, ça s’est beaucoup mieux passé : j’avais moins de cours et une organisation plus adaptée, ce qui m’a permis de concilier plus sereinement le rugby et les études. J’ai obtenu mon BTS à 21 ans. Ensuite, je suis arrivé à Biarritz cette année, et aujourd’hui je poursuis mes études en Bachelor en 3ème année à l’ESG Sport à Biarritz.
Qu’est-ce qui t’a motivé à rejoindre l’ESG Sport à Biarritz plutôt qu’une autre formation ?
Quand je suis arrivé à Biarritz, j’avais déjà mon BTS, et même si j’aurais pu arrêter les études, je n’en avais pas envie. Mon objectif, c’était vraiment d’aller au bout d’un Bachelor, au moins un bac +3. J’ai été bien accompagné par la scolarité du club, qui m’a présenté plusieurs écoles. De mon côté, j’étais particulièrement attiré par une école de commerce spécialisée dans le sport. Je savais que j’y trouverais de la flexibilité, avec une structure qui comprend les contraintes d’un sportif de haut niveau, sans être obligé d’être tout le temps en cours. Du coup, ça s’est imposé assez naturellement comme le meilleur choix pour moi.
En tant que rugbyman de haut niveau, quelles sont les qualités que le sport t’a apportées et que tu réutilises aujourd’hui dans tes études ?
Je dirais que, par exemple, il y a une grosse partie management dans ma formation, et le rugby m’a énormément apporté là-dessus. Il m’a appris à fonctionner en collectif, à vivre au quotidien dans un groupe. Du coup, aujourd’hui, je pense que ma vraie force, c’est surtout dans la relation avec les autres. J’ai une certaine facilité à m’adapter et à évoluer dans différents environnements, et je pense clairement que c’est grâce au rugby que j’arrive à naviguer entre ces univers sans trop de difficultés.
Peux-tu nous parler d’un moment marquant de ta carrière, positif ou négatif, et de ce qu’il t’a appris ?
Je pense que c’est un peu comme tous les jeunes de mon âge, il y a des moments qui marquent plus que d’autres. Pour moi, il y a surtout mon premier match en pro l’année dernière. C’était avec Colomiers, à l’extérieur contre Béziers, et on avait gagné alors que ce n’était pas forcément attendu. Ça reste un très beau souvenir. Et puis il y a aussi mon premier match en pro avec Biarritz, qui était justement contre Colomiers, là-bas. C’était un joli clin d’œil.
Comment s’organise ton quotidien entre entraînements, compétitions et cours ?
Cette année, j’évolue entre les deux équipes, le groupe pro et les espoirs, donc mon organisation change un peu en fonction. On a cours le jeudi et le vendredi. Quand je suis avec les pros, comme ces deux dernières semaines, je ne peux pas être présent en cours, donc je rattrape ensuite grâce aux contenus disponibles. Finalement, ça reste assez simple à gérer, parce que j’ai le début de semaine pour me mettre à jour. Et quand je suis avec les espoirs, là je peux assister aux cours normalement le jeudi et le vendredi, donc c’est encore plus facile à organiser.
En quoi l’ESG Sport à Biarritz est-elle adaptée aux sportifs de haut niveau comme toi ?
Oui, en fait tout est disponible sur l’extranet, donc ça facilite beaucoup l’organisation. Et je pense surtout que l’école a l’habitude : avant moi, des centaines de sportifs de haut niveau sont déjà passés par là. Ils connaissent parfaitement le fonctionnement et savent qu’on a des contraintes qui ne sont pas négociables. Du coup, ils font preuve de beaucoup de flexibilité.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune sportif qui hésite à poursuivre des études en parallèle de sa carrière sportive ?
Je dirais que c’est vraiment important, mais pas forcément dans le sens où on m’a toujours répété qu’il fallait absolument un plan B. Je pense que si on se donne réellement les moyens, on peut réussir. Pour moi, l’intérêt des études est ailleurs : ça me permet de découvrir autre chose, de rencontrer des personnes issues de milieux différents. Dans un sport collectif comme le rugby, on peut vite s’enfermer, toujours côtoyer les mêmes personnes et perdre un peu le contact avec la réalité, parce que ce qu’on vit n’est pas forcément “banal”. Aller en cours, échanger avec d’autres étudiants et des professeurs, ça fait du bien. Ça permet de prendre du recul et de s’éloigner du rugby quelques jours par semaine. Je sais que, pour moi, c’est bénéfique aussi pour le terrain : le fait de pouvoir déconnecter deux jours dans la semaine, penser à autre chose, me rend plus léger quand je reviens au rugby, parce que je n’y pense pas en permanence.
Quel est ton projet professionnel après ta carrière sportive ? Te vois-tu rester dans l’univers du sport ?
Je m’apprête à prolonger encore deux ans à Biarritz et à signer mon premier contrat professionnel. Donc oui, je me dirige clairement vers cette étape.