Le sport : un marché qui se porte bien

21 mars 2019
A l’occasion du salon Sport-Achat de Lyon, le rendez-vous des professionnels de l’industrie du sport, l’Union Sport & Cycle a dévoilé les premiers chiffres concernant la commercialisation des articles de sport et de loisirs sur l’année 2018. Ces chiffres confirment que le secteur est en bonne santé, dynamique, et qu’il est porteur de débouchés professionnels pour les jeunes qui choisiront de se former aux spécificités et aux évolutions du sport business à l’ESG Sport. 

Le sport : un marché qui se porte bien

Pour la 9e année consécutive, le marché du sport affiche une croissance positive : +0,9% (estimation encore provisoire). Bien qu’accusant un léger ralentissement par rapport aux années précédentes, dû principalement à un contexte général de baisse de confiance des consommateurs, le sport reste un secteur très dynamique. Il l’est d’ailleurs bien plus que nombre de secteurs de l’économie française, comme celui de l’habillement (-3%), du meuble (-2,7%), du livre (-1,7%) ou du bricolage (-0,4%).

Cette croissance continue s’explique entre autre par les nouveaux modes de consommation du sport comme le développement de la pratique en autonomie (sans club ni licence) et l’hyper-connectivité, et l’augmentation du nombre de pratiquantes.

De nouvelles formes de pratique

Beaucoup de Français souhaitent aujourd’hui exercer leur activité sportive de manière libre, sans contrainte de temps, de lieu ou d’engagement. L’explosion de la pratique du running, accentuée aussi par un phénomène de mode, en est un parfait exemple. La France compte 13,5 millions de coureurs adultes réguliers ou occasionnels. Ils n’étaient que 3 millions en 2000. La course à pied, bien qu’étant un sport gratuit, constitue ainsi un marché énorme pour les équipementiers, distributeurs, organisateurs d’évènements et sponsors. A titre d’exemple, la panoplie du jogger (chaussures, textiles et accessoires) pèse 850 millions d’euros, deux fois plus que celle du footballeur. Un coureur régulier dépense en effet en moyenne 524€ par an en équipements et inscriptions aux courses.
Pour répondre à ce besoin de liberté, de nouveaux lieux de pratique, indépendants des clubs, s’ouvrent aussi au public : murs d’escalade, salles de basket, terrains de football à 5, etc. Ces nouveaux complexes favorisent davantage la convivialité que la compétition mais drainent des passionnés qui s’équipent. 

L’hyper-connectivité du sport

Les nouvelles technologies accentuent aussi ce phénomène. Grâce aux applications il est aujourd’hui possible de mesurer précisément ses performances ou de suivre un programme d’entrainement spécifique directement depuis son smartphone ou son bracelet connecté. Elles permettent aussi de partager ses résultats, sa progression ou ses itinéraires sur les réseaux sociaux. Les sportifs pratiquent ainsi leur discipline en toute liberté tout en faisant partie d’une communauté. L’application Strava, par exemple, compte ainsi plus d’un million d’utilisateurs actifs, cyclistes et coureurs, regroupés en centaines de milliers de clubs virtuels.
Ces technologies favorisent aussi l’essor de nouvelles compétitions, comme les challenges de course à pied à distance proposés par Running Heroes.
Le sport en devenant de plus en plus ludique et connecté génère ainsi des communautés de pratiquants et des données précises sur leurs modes de consommation. Les marques s’en servent pour mieux répondre aux attentes des consommateurs et mieux cibler leurs campagnes.

Le boom des pratiquantes

Cette croissance du marché du sport s’explique en partie par un nombre soutenu de pratiquants mais aussi, et surtout, par une augmentation des pratiquantes. En 10 ans, 4 millions de femmes supplémentaires se sont mises au sport, si bien qu’elles représentent désormais près de la moitié des personnes exerçant une activité sportive. Rien que sur le running, le nombre de joggeuses a été multiplié par 3 en 5 ans. Parmi les autres disciplines que les femmes plébiscitent le plus : le fitness, le vélo, la natation ou la randonnée. Cette tendance a un impact bien visible sur la consommation d’équipements sportifs. La vente de textile femme a par exemple progressé de 10% en 2017 alors qu’il a stagné à 1% au rayon homme.

Le marché du sport se porte bien. Cette croissance devrait se poursuivre avec le développement de services de plus en plus personnalisés dédiés à tous les types de sportifs. De plus, l’organisation d’évènements sportifs majeurs en France à court et moyen termes devrait favoriser la pratique et donc la consommation. Ainsi, les étudiants qui seront formés à l’ESG Sport au commerce du sport, au marketing ou à la communication auront de bonnes opportunités pour rejoindre, par exemple, un équipementier, un annonceur, une enseigne de distribution ou une agence évènementielle.

Photo : Alexander Redl on Unsplash

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