Alexandre Le Gal, Sales Manager chez New Balance et intervenant à l’ESG Sport

A l’ESG Sport, les cours sont dispensés par des professionnels expérimentés et reconnus du monde du sport. Rencontre avec l’un d’entre eux : Alexandre Le Gal, Sales Manager Lifestyle chez New Balance.

Sales Manager Lifestyle : en quoi consiste votre métier ?
Les produits New Balance se divisent en deux catégories principales : le lifestyle, donc la mode, et la performance dédiée à la pratique sportive. Je suis responsable de toute la partie lifestyle. Je gère une équipe de commerciaux qui se répartissent des secteurs sur toute la France et je m’occupe de toute l’offre produits lifestyle pour le marché français.

Vous avez travaillé pour d’autres grandes marques de sport. Racontez-nous votre parcours.
Après un BTS en management des PME, j’ai intégré une école de commerce. Je me prédestinais alors à une carrière dans la finance mais après un an dans ce milieu j’ai vite compris que ce n’était pas fait pour moi ! Le sport me manquait aussi, j’y avais fait tous mes stages. J’ai alors suivi un Master en management du sport. J’ai ensuite intégré Nike, en stage d’abord, où j’ai travaillé sur le marketing football pendant la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Puis j’ai été embauché en tant qu’assistant chef de produit chaussure. Au bout d’un an, je suis devenu commercial sur la partie grand ouest. Puis j’ai été recruté par la marque Vans pendant trois ans avant de rejoindre Veja en tant que Directeur commercial. Et j’ai rejoint New Balance il y a trois ans maintenant.

Dans quelle promotion intervenez-vous et qu’enseignez-vous aux étudiants ?
J’interviens auprès des Bachelor 3 sur le commerce du sport et la distribution des articles de sport. Mon module est divisé en trois parties : une première sur les acteurs du marché et la distribution en France, une seconde consacrée aux process liés au développement d’un produit et à sa mise sur le marché et enfin une dernière dédiée aux métiers du commerce du sport. 

Quelles sont, selon vous, les particularités du commerce dans le sport ? Et pourquoi est-il important pour les étudiants de suivre une formation spécifique à ce secteur ?
La vraie particularité du commerce du sport réside dans la segmentation qu’on peut faire à la fois dans la distribution et dans l’offre produit. Aujourd’hui, le métier d’un commercial dans le sport, c’est de savoir identifier pour chaque produit une typologie de clients : une jeune fille branchée de 12-25 ans ou une mère de famille, par exemple. Le métier de commercial ne s’arrête donc pas à la vente. Il faut savoir créer des assortiments de produits pour les différents types de clients spécifiques à ce secteur. Il en est de même avec les distributeurs d’articles de sport : chaque enseigne vise différents types de consommateurs. Il est essentiel pour des jeunes qui évolueront dans le sport de bien comprendre ces spécificités. 

Que pensez-vous pouvoir leur apporter de plus en tant que professionnel en activité ?
Grâce à mon parcours dans des marques référentes, je pense pouvoir leur donner une photographie globale du marché du sport, du client aux principaux acteurs, que ce soit les distributeurs ou les marques. Il y a aujourd’hui sept/huit grosses marques - qui recrutent en plus ! - sur le marché. Il est important d’avoir en tête ce que font chacune d’elles et sur quels segments elles sont pertinentes. J’essaie aussi de transmettre aux étudiants que les métiers du commerce ouvrent presque toutes les portes : être bon commercial, c’est aussi être bon en marketing et en communication.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui voudrait travailler pour un équipementier sportif ?
Ce qui fait vraiment la différence, ce que nous regardons aujourd’hui quand nous voulons recruter des stagiaires ou des collaborateurs, c’est la connaissance et la sensibilité que la personne a pour la marque et ses produits. Il faut en comprendre l’histoire et ce qu’il peut y avoir derrière ses équipements. 

Le commerce du sport est-il en train évoluer ?
Oui, c’est un secteur en pleine mutation. Les commerces indépendants, que ce soit les boutiques spécialisées ou plus axées lifestyle, ferment les uns après les autres au profit des grosses enseignes. On évolue vers un modèle plutôt anglo-saxon avec le développement des centres commerciaux que les gens fréquentent une fois par mois pour leurs différents besoins. Le métier de commercial, tel que moi j’ai pu le connaître, est ainsi clairement en train de changer vers ce qu’on appelle du client manager, c’est à dire la gestion de clients qui ont un périmètre national avec plusieurs magasins à travers la France. 

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